Elle est située à une centaine de kilomètres de Cotonou et est aujourd’hui une ville plutôt calme. En sa qualité de capitale historique, elle abrite plusieurs sites qui relatent les modes de vie des habitants de l’époque, ainsi que d’autres qui expliquent l’histoire et font prendre conscience d’une réalité toujours un peu abstraite quand on y a pas ‘’touché’’. Ces différents sites sont en fait réunis en un seul et principal lieu : le musée d’Abomey.
Le musée d’Abomey
Le musée d’Abomey a été créé par l’administration coloniale française en 1943. C’est un ensemble de bâtis et de cours délimitées par des murs de clôtures ou des murailles dont la taille est impressionnante. L’architecture des constructions du lieu est faite de terre de barre, de rônier, de bambou, d’iroko, d’acajou et de paille, chacun à un endroit précis de la construction.
Parmi ces habitations, certaines possèdent des bas-reliefs, faisant à priori office de décoration puis de moyens de communication codifiés à la fin du 18e siècle. Les différents palais inclus dans le musée comportent chacun plusieurs modules similaires, mais des originalités y sont inclues afin de personnaliser.
Le palais royal d’Abomey
Le palais royal d’Abomey est transmis selon la tradition de père en fils, avec comme obligation d’étendre un peu plus l’étendue de ses terres avant le legs. Le palais comporte aussi ‘’ la cour des reines’’. Ce lieu pouvait être grand comme un village, vu que le roi épousait de nombreuses femmes. Il était considéré comme leurs appartements et elles y font leur toilettes et y ont une grande cour ‘’Ahosihoué’’.
Certaines parmi elles sont volontaires pour être enterrées avec le roi une fois celui-ci décédé, afin de continuer à le servir dans l’au-delà. Elles sont souvent au nombre de 41 et un mausolée a été érigé en leur mémoire.
Le roi lui a ses appartements privés ainsi qu’un temple personnel pour ses dieux et esprits des morts qu’il vénère : le Jeho. lien + casino cotonou
Le ‘’Adandjeho’’, ‘’la case du courage’’ construite elle aussi dans le palais est un passage obligé pour tout guerrier ou amazone partant à la guerre. Le serment prêté à l’autel du temple leur donne la détermination et la rage nécessaire à une victoire. ( artiste contemporain béninois )
